Le Maire de Biwong-Bané, Joseph Liboire ANGONO, a déposé une plainte contre le Directeur de Publication de "L'Immigrant", Éric Zibi Atangana, au commissariat du 4e arrondissement à Ebolowa en 2020.
Dans la confusion, il cite nommément Mme THOM Cécile OYONO, M. NKOUL ESSOMBA Jean-Marie et l'actuel Directeur Général du Cenema, Mme Caroline MEBANDE, dont il entend défendre les intérêts.
La plainte est déposée au commissariat du 4e arrondissement à Ebolowa. On peut lire plusieurs griefs, les uns aussi trites et nuls que les autres, dans la plainte du Directeur de Publication de "L'Immigrant". Non pas que la chose sorte de l'ordinaire, mais de par sa nature même, elle incite le ridicule et à méditer.
À se demander, par exemple, si les fonds de la commune de Biwong-Bané seront consacrés dans les cinq prochaines années à financer des procédures judiciaires contre la presse pour la museler?
En réalité, Joseph Liboire ANGONO a très peu de considération, ce dernier dont l'investiture fut fortement controversée, doit se rendre à l'évidence qu'un gestionnaire des fonds publics n'échappe pas aux projecteurs des médias.
Avant même d'avoir été officiellement installé et dans un contexte marqué par la lutte contre le COVID-19, dont sa municipalité n'est en rien à l'abri, le Maire de Biwong-Bané semble plus préoccupé par des histoires à distraire l'opinion publique.

Faute de pouvoir apporter les preuves de ses allégations contre le journaliste, Joseph Liboire ANGONO (certainement qui charrient beaucoup de débats et de grincements de dents au sein des populations riveraines, qui comme hasard constituent par ailleurs du nouveau Maire des acolytes) sur le journaliste, les prochains jours s'annoncent plutôt difficiles pour Joseph Liboire ANGONO. Lui qui va devoir apporter devant les juridictions compétentes, les preuves de toutes les dénonciations calomnieuses proférées contre le Directeur publication de "L'Immigrant" et empêcher un organe de presse de s'exprimer, alors que les médias ont désormais à ce feuilleton qui commence à peine.
Le journaliste entend suivre la procédure jusqu'au bout. Nul n'est au-dessus de la loi,
*Maire de Biwong-Bané ou pas. Sous le coup d'une colère mal placée, il dévoile finalement les connivences dans sa plainte, notamment des personnalités insoupçonnées : Mme THOM Cécile OYONO, M. NKOUL ESSOMBA et Mme MEBANDE Caroline. À croire que le nouveau Maire entend protéger ses mentors, visiblement incapables eux-mêmes de se pourvoir en justice.
À se demander en quoi ces trois personnalités sont concernées dans les tracas de celui qui, plus que jamais, se sent protégé. À penser que, parti sur de telles bases, la commune très enclavée de Biwong-Bane opère un virage de 90 degrés vers le chaos. Du coup, il sera question désormais pour la CONAC et les autres institutions spécialisées de s'intéresser un tant soit peu à la gestion des ressources de cette commune, en commençant par exemple par les revenus et les mécanismes de passation des marchés .
Journal l'immigrant 2020
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